Actualités
Ce mois ci> 2017 >> Mai


Le molam devient tendance

Musique du Nord-Est de la Thaïlande, cousine éloignée du blues, le molam s’est développé en Isan pour propager les croyances bouddhistes auprès des paysans analphabètes. Depuis quelques temps, cette musique traditionnelle jouée par des centaines de groupes amateurs en Isan est de plus en plus populaire à Bangkok et même au-delà des frontières, jusqu'en Europe.
Dans sa forme originelle, le molam s’appuie sur le kaen, un harmonica de bambou. Il est ensuite devenu beaucoup plus électronique dans les années 60, puis funk sous l'influence des soldats américains déployés dans la région.
Plus récemment, deux DJ thaïlandais, Maft Sai et Menist, ont organisé les premiers concerts de vétérans du molam à Bangkok, donnant un nouveau souffle branché à cette musique. Depuis, le Paradise Bangkok Molam International Band, né en 2012, s’est déjà produit en France, Belgique, Allemagne, Pologne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Ce groupe hétéroclite compte notamment deux très vieux maîtres du molam - Kammao Perdtanon et Sawai Kaewsombat - et une star du rock. La modernisation du molam a également réussi à Rasmee Wayrana, nouvelle étoile de ce blues thaï, qui s'est aussi fait un nom sur la scène européenne.
Le groupe Khun Narin Electric Phin Band, animateur de mariages campagnards dans le Nord, a quant à lui était découvert par un producteur américain via leurs clips sur Youtube. Depuis 2014, il a déjà enregistré deux albums et effectué deux tournées en Europe. Le molam est bien parti pour continuer de conquérir les scènes actuelles.