Actualités
Ce mois ci> 2017 >> Mars


Découvrir le patrimoine européen de Bangkok

La délégation de l'Union européenne en Thaïlande, avec le soutien des Instituts nationaux pour la culture de l'Union européenne (Eunic), a actualisé sa carte du patrimoine européen et lancé une nouvelle application en 2016 incluant pour la première fois quatre itinéraires thématiques : demeures et palais royaux, patrimoine religieux, technologies et transports, commerce et affaires.
Chaque itinéraire couvre environ 12 à 18 sites dans Bangkok, facilement accessibles à pied, à vélo ou en transport en commun.
Avec un total de 217 sites classés et des monuments dans 25 villes à travers la Thaïlande, la carte du patrimoine européen et l’App sont l'une des plus grandes sources d'informations gratuites sur le patrimoine thaï-européen et mettent en lumière les liens culturels profondément enracinés entre l'Europe et le Siam.
L'édition 2016 de la carte a été améliorée avec des graphiques plus clairs et de belles photos qui facilitent la lecture et plusieurs sites d'importance historique et culturelle dans et autour de Bangkok ont été rajoutés : SAB Junction et SAB Building à Yaowarat; la Mosquée Luang Kocha Isahak sur Songwat Road; la station de pompage d'eau Maen Si; le Collège St Gabriel à Dusit; l'ancien bâtiment de la Cour suprême près de Sanam Luang; le Queen Saovabha Memorial Institute près de l'hôpital Chulalongkorn et le Palais Sanam Chandra à Nakhon Pathom.
Les nombreux sites sont autant de surprises : des palais conçus par des architectes italiens et allemands, des églises établies par les Français et les Portugais, des postes de commerce laissés par des hommes d'affaires danois et hollandais, des ponts de conception belge et britannique, des missions diplomatiques et autres.

La Thaïlande possède l'un des patrimoines les plus intéressants avec sa diversité de styles : néo classique, roman, italien ou indo-portugais. Il n’y a pas à Bangkok d’uniformité « coloniale », mais un mélange de cultures européennes dû aux nombreux échanges diplomatiques, commerciaux et culturels. Dans les années 1900, alors que la colonisation était à son apogée en Asie du Sud-Est avec l’Indochine française et la Birmanie sous régime britannique, le Siam cherchait à négocier et préserver sa souveraineté et son image. De 1860 à 1930, la monarchie siamoise a attiré des ingénieurs et des architectes de toute l'Europe. Vers 1905, il y avait environ 200 expatriés européens employés par le Départeme