Zoom

Novembre 2019

Si Satchanalaï

Situé à 67 km au nord de la nouvelle ville de Sukhothaï, via l'Autoroute 101, le Parc Historique de Si Satchanalaï renferme des vestiges du royaume de Sukhothaï dans un parc similaire à celui du Parc Historique de Sukhothaï.

Les vestiges du 13ème au 15ème siècle sont situés derrière la rivière Yom, au milieu des collines et sont moins restaurés que ceux de Sukhothaï. L'ancien site abrita la deuxième ville du royaume et la résidence du dauphin. Ce lieu bénéficia d'un grand prestige, comme en témoigne la taille des vestiges. Les ruines de 134 structures ont été découvertes à l'intérieur du parc.
Parmi les autres attractions à découvrir, le Wat Phra Si Rattana Maha That appelé également Wat Phra Borommathat Mueang Chaliang ou Wat Phra Prang, est situé à 3 km au sud des murs de l'ancienne ville de Si Satchanalaï. Un immense prang de latérite à la base carrée marque le centre du temple.
Le Wat Khao Phanom Phloeng est un temple niché au sommet d'une colline à l'intérieur même du vieux Si Satchanalaï. Un chedi de latérite se trouve au centre, un immense vihara ou salle des images devant, et derrière un petit sanctuaire en ruine.
Le Wat Khao Suwan Khiri est aussi perché au sommet d'une colline, à 200 mètres de Phanom Phloeng. Un chedi en forme de cloche sur une base à cinq étages marque le centre du temple. Les vestiges du vihara et du chedi et des fragments d'immenses figures en stucs jonchent le sol. La similarité entre ces figures et celles de Wat Chang Lom à Sukhothaï font penser que ce temple a été édifié selon la volonté du Roi Ramkhamhaeng Le Grand.
Le Wat Chedi Chet Thaeo est l'un des plus beaux temples de la province de Sukhothaï. Des chedis de styles et d'influences artistiques différents ont été construits ici. Des traces d'anciennes peintures murales sont encore viibles dans certains des chedis.

Plus d'informations : www.tourismethaifr.com/decouvrir-les-regions/decouvrir_les_regions.tpl?region=6

Le Muay Thai ou l'art des « Neuf armes »



Au-delà d’être un sport, le muay thaï est profondément ancré dans l’histoire de la Thaïlande et fait partie intégrante de la culture thaïlandaise. Ouverte à tous, hommes, femmes et enfants, la pratique de cet art martial national aide à renforcer le corps et l'esprit pour rester en forme et en bonne santé, elle permet aussi d’acquérir confiance en soi et discipline.
Communément appelé boxe thaïlandaise, le muay thai est une forme de combat rapproché dont la caractéristique unique consiste à utiliser neuf parties du corps en tant « qu’armes » : la tête, les deux mains, les deux coudes, les deux genoux et les deux pieds. L’usage des « neuf armes » est basé sur le principe physique de la force centrifuge, l’élan, la souplesse, la défense et l'attaque avec la partie la plus dure du corps pour mieux absorber les impacts ainsi que de bonnes capacités cérébrales (intelligence de jeu, prise de décision rapide…) et un excellent mental (volonté, courage…)





Les 5 principaux styles
Le muay thai est considéré comme un art martial qui combine grâce et fluidité. Il existe différents styles partageant tous les mêmes principes dans les combinaisons de coups de poing, de pied, de coude et de réflexion. Chaque région a développé ses propres variantes qui se reflètent dans les tactiques et techniques. Ainsi, le muay Korat (Est et Nord-est) s’appuie sur un travail en force. Le muay Lopburi (région centrale) met l’accent sur l’intelligence de la gestuelle avec variations de trajectoire et feintes. Le muay Chaiya (Sud) privilégie la vivacité d’esprit afin de trouver des stratégies efficaces, la posture est anguleuse et la défense est privilégiée. Le muay Thasao (Nord) travaille les techniques consistant à prendre de vitesse l’opposant.
Une formule résume ces 4 premiers styles majeurs : « Les poings puissants du Korat, l’intelligence du Lopburi, la posture du Chaiya et la vitesse du Thasao ».




Le cinquième style est le muay physical education qui propose des tactiques supplémentaires à tous les adeptes d’autres styles mais aussi leur apprend à se concentrer sur la vitesse et l'agilité intérieure et extérieure. Ce style de boxe est considéré comme le plus complet.





L’évolution du muay thai
Le muay boran désigne la forme ancienne de ce que l’on appelle aujourd’hui le muay thai et dont l’origine remonterait à plus de 2000 ans. Des preuves écrites le concernant datent du 13ème siècle. Les annales historiques du Nord et la loi Mangrai, qui sont les lois les plus anciennes de Thaïlande, ainsi que des inscriptions en pierre de la période Sukhothai (1238-1438) attestent que le muay thai était enseigné pour la guerre ou l’autodéfense, mais aussi pour son aspect récréatif. En effet, cet art martial utilisé sur les champs de bataille pour neutraliser rapidement l’ennemi est devenu au fil du temps une discipline très populaire auprès des Thaïlandais et de nombreux combats commencèrent à être organisés lors de festivals et cérémonies religieuses dans les temples. Transmis de génération en génération, le muay thai était enseigné par des maîtres, anciens soldats ou moines bouddhistes. Sous le règne du roi Rama V le Grand, le muay thai commença à être perçu comme un sport. Le ministère de l'Enseignement public (actuel ministère de l'Éducation) fut créé et le muay thai inscrit au nombre des disciplines des écoles professionnelles d'éducation physique et de l'Académie militaire royale de Chulachomklao.




Les techniques de combat au corps à corps développées au fil du temps et enseignées dans la discipline et le respect des traditions et des ancêtres avaient posées les bases du muay thai moderne qui connut une évolution constante à partir des règnes des rois Rama VI et Rama VII avec l’apparition des premiers stades de boxe, des combats sponsorisés et l’adoption d’une codification inspirée par la boxe anglaise (règles formelles, ring, gants de boxe).
De nombreux camps dispensant un entraînement sérieux dans le respect des traditions ont été fondés, rituels et incantations faisant partie de l’enseignement au même titre que l'entraînement physique, les techniques et les sciences du sport. De nouveaux styles de boxe thaïlandaise ont été développés et le muay thai moderne est devenu bien plus complet selon les experts.
Les retransmissions télévisées en direct de matchs ont contribué à la popularité de la boxe thaïe à travers tout le pays. De nombreux villes et villages ont désormais leur champion et organisent des tournois.
Les années 2000 ont connu la création du World Boxing Council Muaythai (WBC) pour réglementer, superviser et surveiller les combats professionnels de muay thai selon des règles standard. Cela a conduit à une professionnalisation et a ouvert des perspectives pour faire de la boxe thaïe un patrimoine mondial et la porter sérieusement au niveau international. Plus tard, la Fédération internationale de Muaythai Amateur (IFMA) a tenté d’inscrire ce sport parmi les disciplines olympiques. En 2014, les Nations Unies ont certifié le muay thai en tant que « sport de la communauté mondiale ».
De sport violent et dangereux, le muay thai est devenu un sport qui favorise la forme physique par le biais de mouvements à la fois fluides, beaux et puissants et qui séduit la nouvelle génération.
En même temps, avec le développement du tourisme le muay thai a également suscité l'intérêt des étrangers. Aujourd’hui à Bangkok, les grands stades de boxe sont très fréquentés par les touristes désireux d’assister à une rencontre et de se plonger dans l’ambiance fébrile d’un match. De plus, grâce aux nombreux gymnases et camps de muay thai, de plus en plus d'étrangers viennent en Thaïlande apprendre les techniques de cet art martial que ce soit dans un but sportif ou tout simplement pour se maintenir en forme. A Bangkok, Pattaya, Chiang Mai, Phuket et autres grandes villes touristiques de chaque région, un grand nombre de formules d’apprentissage sont proposées, de quelques heures à plusieurs mois. Les camps de muay thai se sont métamorphosés en gymnases modernes et dispensent des programmes d'enseignement standard et des schémas d'entraînement ouverts à la nouvelle génération du monde entier, dans le respect des traditions.





Les traditions du muay thai
Le muay thai est un sport empreint de traditions, les valeurs culturelles jouent un rôle majeur et le côté spirituel est très présent.
Un pratiquant de muay thai est appelé nak muay et son maître ou professeur khru.

Quand un professeur accepte un élève et que cet élève accepte d’être formé par ce professeur, le futur boxeur apporte quelques objets personnels pour une cérémonie appelée Keun Khru. Celle-ci est conduite devant une image de Bouddha et l’élève engage sa fidélité envers son instructeur.

A l’issue de sa formation, l’élève a la capacité d’affronter d’autres boxeurs en compétition et de transmettre ses connaissances et ses compétences. Lors de la cérémonie du kronb khru, son professeur lui remet le traditionnel mongkhon.





Le mongkhon est un bandeau de tête hérité des croyances thaïes liées au surnaturel. Il est considéré comme une amulette protégeant du danger. Dans le passé, il était tricoté à partir de coton sacré mais aujourd’hui il est plus souvent en nylon. Généralement, il consiste en une bande de tissu étroit, contenant des lettres et symboles sacrés, roulé fermement et lié avec du fil de couture pour qu’il ressemble à une cordelette. Seuls les enseignants peuvent mettre ou enlever un mongkhon à des boxeurs. À l'heure actuelle, les boxeurs ne le portent que lors du rituel du wai khru. Autre talisman, le prajead est un morceau de tissu attaché autour d’un ou des deux biceps du boxeur afin que les coups de poing ou de coudes ne lui causent pas de dommages et qu’il soit protéger du danger.

La caractéristique la plus distincte du muay thai est le rituel wai khru avant chaque combat. Transmis de génération en génération, il est toujours exécuté par les combattants pour honorer les maîtres de la boxe thaïlandaise. Il illustre aussi une ancienne croyance selon laquelle maîtres et étudiants partagent un lien spécial similaire au lien qui unit parents et enfants. À partir du moment où les étudiants ont demandé à être instruits, ils doivent servir et rester humbles jusqu'à ce qu'ils soient acceptés et suivent l'enseignement de leurs maîtres tout en respectant les vertus bouddhistes. Le wai khru accompagné par le ram muay ou danse muay thai a été pratiqué de tous temps. C’est un rituel sacré qui rend hommage aux instructeurs, aux parents et aux enseignants et de fait est propice aux boxeurs avant les combats. Sur le ring, ils doivent effectuer des cercles dans le sens des aiguilles d'une montre appelés « clockwise for khru » en souvenir d'anciens instructeurs de muay thai. Ensuite, des positions et des mouvements de danse traditionnelle thaïlandaise seront exécutés suivis de pas de danse tels « le déploiement de la queue du paon » et « Rama tirant une flèche ». Au-delà du gage de respect qu’il représente, le rituel wai khru ram muay est également une occasion d'observer et de jauger l'adversaire, mais aussi de s'étirer pour soulager le stress mental et physique d’avant le combat. Quand le boxeur a terminé le wai khru son entraîneur lui retire son mongkol de la tête et le place sur leur coin du ring pour attirer la chance.

La musique est indispensable à un combat de muay thai. Elle est assurée par un groupe Pi Klong composé de quatre musiciens jouant des instruments de musique suivants : une clarinette javanaise, un tambour grave, un tambour bicolore puissant et une paire de petites cymbales. Le groupe Pi Klong jouera des mélodies lentes et rapides, variées en fonction des périodes du combat. Pendant le rituel wai khru, des tempos lents seront joués pour accentuer les styles de danse afin qu'ils soient fluides, beaux et rythmés. En revanche, lorsque le combat commencera le rythme deviendra plus rapide pour faire savoir au public que les boxeurs se livrent à un combat tactique. Lors de la phase finale, la musique prendra une ambiance plus électrisante pour inciter les boxeurs à finir le combat et exciter le public. Le rythme est donc un facteur clé de stimulation.





Le wai khru annuel est une autre tradition qui date de l’antiquité. Les boxeurs effectuent une prière pour rendre hommage aux anciens maîtres et actuels professeurs afin d’exprimer leur gratitude pour la connaissance et les principes de vie qui leurs sont enseignés.
Ayutthaya, l’ancienne capitale du royaume, est le théâtre chaque année (en général le 17 mars) de la cérémonie du World Wai Khru Muay Thai qui regroupe des adeptes de muay thai du monde entier.





Les boxeurs thaïlandais, généralement très superstitieux, se font tatouer pour éloigner les mauvais sorts sur le ring et éviter les mauvais coups. Traditionnellement, le tatouage sak yant doit être fait par un moine bouddhiste à l’aide d’une aiguille en bambou afin d’apporter protection et chance au combattant, mais, depuis l’augmentation du tourisme en Thaïlande, de plus en plus de gens se font tatouer ces motifs chez un expert en tatouage avec une tige en métal pointue ou une machine à tatouer électrique. Il existe une multitude de motifs de tatouage, chacun d’eux ayant bien sûr des vertus magiques.

Le déroulement d’un combat
La compétition nécessite une grande implication, de la rigueur et de la persévérance, c’est une manière de se surpasser et de mettre en application tout l’enseignement reçu.
En Thaïlande, les matchs officiels comptent 5 reprises de 3 minutes avec 2 minutes de repos entre chaque round.
Le ring mesure entre 5 et 7 mètres de côté. Il doit être entouré de 3 rangés de cordes minimum. Son plancher est doublé d’un matériau moelleux et élastique, de 4 cm d’épaisseur, et recouvert de toile.




La tenue des nak muays (les boxeurs) se compose d’un short et d’un suspensoir pour la coquille. Ils combattent torse et pieds nus mais sont autorisés à porter des chevillières. Les jointures sont protégées par une bande élastique de trois mètres, fixée avec du ruban adhésif et les gants s’enfilent par-dessus. Le bandeau sacré appelé « mongkhon » est porté durant le rituel wai khru mais doit être retiré avant le début du combat.
Les points sont attribués selon certains critères d’évaluation (technique, précision, puissance et dommage engendré par chaque coup, habileté défensive et d’attaque, combativité) et la notation du juge. Quand les boxeurs obtiennent le même nombre de points, la victoire revient à celui jugé le plus combatif.




Si vous souhaitez en savoir plus sur l’art du muay thai, obtenir des renseignements sur les différents camps et gymnases accueillant des visiteurs étrangers ou encore les stades où assister à des matchs, l’Office National du Tourisme de Thaïlande dispose d’une excellente brochure en anglais et peut aussi répondre à vos questions.

Tél. : 01 53 53 47 00
infosthailande@gmail.com






Informations légales